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Une proposition de loi de Pays a été soumise à l'avis du CESEC. Plutôt que de se limiter aux nuisances, elle commence par définir ce qui mérite d'être protégé. Le texte entend mieux encadrer les conflits de voisinage tout en préservant les pratiques culturelles et agricoles. Cette loi introduit dans le code de l’environnement "les sons et odeurs" comme caractéristiques des espaces naturels. Un "patrimoine sensoriel" qu'elle ambitionne de préserver tout en garantissant à chacun le droit à la tranquillité ; La cueillette des oranges sur les plateaux de la vallée de la Punaru’u, à Punaauia, est devenue au fil des ans une véritable institution à l'origine de la Fête de l'orange. Des associations essayent de maintenir les pieds attaqués par un virus en les nettoyant chaque année, mais le tristeza vise le cœur et fait pourrir les arbres de l’intérieur ; À Papeete, une cinquantaine de personnes se sont réunies pour débarrasser la vallée de Papeava de ses déchets, aux côtés des agents de la commune de Papeete et des bénévoles de l'association Mama Natura ; Le syndicat Fenua Ma a lancé un défi pour tout le mois de juillet. Il invite les habitants à faire recenser leur véhicule hors d'usage auprès de leur mairie, afin de faciliter leur enlèvement lors du prochain passage de la presse à carcasses et à organiser la prise en charge, le compactage et l’évacuation du véhicule vers la filière de traitement adaptée.

 

 

 

 


# Face aux conflits de voisinage qui se multiplient, la proposition de loi portée par l’élu Tavini Cliff Loussan choisit une voie inattendue : plutôt que de se limiter aux nuisances, elle commence par définir ce qui mérite d'être protégé. Répétitions de 'ori, fumet du ahimā'a, chants, préservation des ’u'ūpa ou ciel étoilé... Le Cesec a donné jeudi un avis unanimement favorable à cette reconnaissance du “patrimoine sensoriel”, tout en formulant une dizaine de recommandations pour préserver la bande-son du Fenua sans réduire les riverains au silence.
    Il y a des sons qui agacent. D'autres qui racontent un pays. C'est tout l'enjeu de la proposition de loi examinée par le Cesec, jeudi. Pour la première fois, un texte entend faire entrer dans le droit polynésien la notion de “patrimoine sensoriel”, regroupant l'ensemble des sons, odeurs, paysages nocturnes, situations de calme ou de tranquillité qui participent à l'identité du Fenua.
Le Conseil économique social environnemental et culturel souscrit pleinement à cette philosophie et propose d'aller plus loin en dressant un véritable inventaire du patrimoine sensoriel. (…). À l'inverse, le Conseil invite à identifier plus clairement les sons qui ne relèvent pas de ce patrimoine : les motos débridées, les fameux car bass ou encore les ambiances sonores excessives de certains bars ou établissements de nuit.
(…). Le Cesec juge toutefois ces critères encore trop imprécis. Il recommande notamment de fixer des repères objectifs, comme des seuils en décibels adaptés à la Polynésie, afin de sécuriser les décisions des communes et des tribunaux. Encore faut-il pouvoir faire respecter ces règles. Jean-François Benhamza a rappelé que, même face à une moto trafiquée ou une sono manifestement excessive, les forces de l'ordre ne peuvent pas verbaliser faute de disposer d'un sonomètre homologué et régulièrement calibré. “On sait comment résoudre le problème. Mais… on ne peut pas mettre le procès-verbal”, a-t-il regretté.  (…)
Au-delà des aspects juridiques, le Cesec défend une autre manière d'aborder les conflits de voisinage : mieux former les agents, développer la médiation et aider les communes à identifier ce qui fait leur patrimoine sensoriel. L'ambition, résume l'avis, est moins d'opposer les habitants entre eux que de “protéger ce qui fait l'âme de notre pays”, tout en garantissant à chacun le droit à la tranquillité.

Le Fenua protège sa bande-son (Tahiti Infos)

Chants, répétitions de danse, coqs, odeurs ou encore obscurité nocturne pourraient bientôt bénéficier d'une protection juridique en Polynésie française. Réuni ce jeudi, le CESEC a adopté à l'unanimité un avis favorable sur la proposition de loi du Pays consacrée au patrimoine sensoriel. Le texte entend mieux encadrer les conflits de voisinage tout en préservant les pratiques culturelles et agricoles. Il doit désormais être examiné par les représentants à l'Assemblée de la Polynésie française.
Des paysages, des monuments, mais aussi des sons, des odeurs et des usages rythmant le quotidien. C’est cette dimension immatérielle que la proposition de loi du Pays sur le patrimoine sensoriel ambitionne de préserver. Adopté à l’unanimité, ce jeudi, par le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), le texte vise à fournir aux juridictions des critères plus précis pour apprécier les litiges liés aux nuisances de voisinage.
Son rapporteur à l’Assemblée, Cliff Loussan, estime que cette reconnaissance répond à une problématique bien réelle, particulièrement visible en période de Heiva. (…) Concrètement, le texte prévoit qu’une activité culturelle, traditionnelle ou agricole déjà existante avant l’installation d’un voisin ne puisse plus être considérée comme un trouble anormal de voisinage. Pour Nahiti Teariki, co-rapporteur du projet d’avis au CESEC, cette évolution législative accompagne les mutations de la société polynésienne. (…)
Après ce feu vert unanime du CESEC, la proposition de loi devra désormais être examinée puis soumise au vote des représentants de l’Assemblée de la Polynésie française.

Patrimoine sensoriel : le CESEC valide un texte pour mieux protéger les traditions polynésiennes (TNTV)


+ Pour info: La “Proposition de loi du pays portant reconnaissance et protection du patrimoine sensoriel de la Polynésie française, encadrement des troubles anormaux du voisinage et modification du code de l’environnement” et l’avis du CESEC (cesec.pf)

• En savoir plus: Cette loi introduit dans le code de l’environnement "les sons et odeurs" comme caractéristiques des espaces naturels. Ces sons et ces odeurs font désormais partie du patrimoine commun de la nation, aux côtés des paysages, de la qualité de l'air ou des êtres vivants et de la biodiversité. Elle confie, de plus, aux services régionaux de l’inventaire du patrimoine le soin d'identifier et de qualifier l'identité culturelle des territoires ruraux, y compris leurs éléments sonores et olfactifs, pour contribuer à les valoriser. Les élus locaux pourront ainsi s'appuyer sur cette carte d'identité des territoires ruraux pour désamorcer les conflits de voisinage. (…)

Loi du 29 janvier 2021 visant à définir et protéger le patrimoine sensoriel des campagnes françaises (vie-publique.fr)

Le patrimoine sensoriel : une nouvelle catégorie du patrimoine ? (Pdf)







# À la veille du coup d’envoi de la Fête de l’orange, les porteurs s’apprêtent à redescendre les premières oranges des plateaux de la vallée de la Punaru’u. Les célébrations vont durer cinq jours mais c’est toute l’année que les membres de l’association pour la Protection de la Vallée de la Punaruu montent pour entretenir les plateaux. Les bénévoles les plus assidus regrettent d’ailleurs un manque de bras pour se battre contre les plantes envahissantes et contre un virus qui s’attaque aux orangers et impacte la production.
(…) L’Association des porteurs d’oranges, avec le soutien de la commune de Punaauia et des propriétaires fonciers, avait instauré un rāhui sur l’ensemble du fond de la vallée entre 2020 et 2022. Une suspension de la cueillette pour laisser le temps aux orangers de se régénérer, ce qui a permis de retrouver de belles saisons. Mais le virus est tenace et il provoque des pertes dans les vergers. Tuhaamanaroa Pito, membre de l’Association pour la protection de la vallée de la Punaru’u depuis 1999, explique qu’ils essayent de maintenir les pieds attaqués en les nettoyant chaque année mais le tristeza vise le cœur et fait pourrir les arbres de l’intérieur.
L’Association des porteurs d’oranges, avec le soutien de la commune de Punaauia et des propriétaires fonciers, avait instauré un rāhui sur l’ensemble du fond de la vallée entre 2020 et 2022. Une suspension de la cueillette pour laisser le temps aux orangers de se régénérer, ce qui a permis de retrouver de belles saisons. Mais le virus est tenace et il provoque des pertes dans les vergers. Tuhaamanaroa Pito, membre de l’Association pour la protection de la vallée de la Punaru’u depuis 1999, explique qu’ils essayent de maintenir les pieds attaqués en les nettoyant chaque année mais le tristeza vise le cœur et fait pourrir les arbres de l’intérieur.
(…) On saura jeudi, à l’ouverture des célébrations et l’arrivée des premiers porteurs d’oranges, si la saison est bonne ou non. L’ouverture de la vallée de la Punaru’u au public est fixée au 24 juillet jusqu’au 30 août. (…)

Plantes envahissantes, virus, manque de bénévoles… Les défis pour entretenir les orangers (Radio 1)

Jeudi, c’est le grand jour pour les cueilleurs d’oranges du plateau de Tamanu. La cueillette sera officiellement ouverte, et depuis le début de la semaine, plus d’une centaine de bénévoles s’activent au nettoyage. La fête de l’orange aura lieu samedi à Punaauia.
Ils sont à pied d’œuvre depuis lundi pour nettoyer le sentier et les plateaux d’orangers. Plus d’une centaine de personnes avec chacune sa mission. (…)
Ce mercredi, les bénévoles étaient encore au nettoyage des différents sites. Les cueilleurs seront autorisés à grimper aux orangers à partir de demain. "Les gens sont au Te Rata, en train de débroussailler le sentier et faire un peu de marche. Et repérer déjà les oranges", dit Jean-Claude Tauraa, président de l'association de protection de la Punaruu. (…)

Au plateau de Tamanu, les cueilleurs nettoient d'abord le site avant la collecte des oranges demain (Polynésie 1ère)

La traditionnelle descente des porteurs d'oranges de la vallée de la Punaruu s'est déroulée ce vendredi, à la veille de la Fête de l'orange. Si les familles et les élus de Punaauia étaient au rendez-vous pour les accueillir, la faible récolte de cette année suscite des inquiétudes quant à l'avenir des orangeraies.
Les épaules chargées d’oranges après plusieurs heures de marche dans la vallée de la Punaruu, les porteurs ont été chaleureusement accueillis ce vendredi par leurs familles et les élus de Punaauia. Cette traditionnelle descente marque chaque année le coup d’envoi des festivités de la Fête de l’orange. Mais cette édition est marquée par une récolte moins abondante que les années précédentes. Une situation qui préoccupe les acteurs engagés dans la préservation des orangeraies. « D’abord, il y a moins d’entretien. Donc ce que l’on remarque c’est que les gens montent, ils prélèvent… et il n’y a pas d’entretien au niveau des orangers. Il faudrait peut-être faire un diagnostic, envoyer des ingénieurs agronomes en haut et puis faire un diagnostic pour comprendre ce qui se passe », se demande Charles, membre du bureau de l’Association de protection de la vallée de la Punaruu.
(…) Symbole de la commune de Punaauia, l’orange constitue un patrimoine que la municipalité entend préserver. Pour favoriser le renouvellement des arbres, une pépinière de plants d’orangers a notamment été créée il y a deux ans.
(…). Au-delà de la récolte, cette tradition est aussi une histoire de transmission. Dans de nombreuses familles, la montée dans la vallée se perpétue de génération en génération.

Punaauia : une récolte d’oranges en baisse avant la traditionnelle fête (TNTV)



 

# Une cinquantaine de personnes étaient réunies samedi 11 juillet, pour débarrasser la vallée de Papeava de ses déchets. La commune a organisé cette opération dans la continuité des actions déjà engagées. Objectif : redonner à Papeete tout son éclat et sensibiliser la population à la préservation de l'environnement.
Chaque geste compte quand il s'agit de préserver la Nature. Dans le quartier de la Mission ce matin, une cinquantaine d'habitants étaient à pied d'œuvre, aux côtés des agents de la commune de Papeete et les bénévoles de l'association Mama Natura, pour ramasser les déchets plastiques, aluminium et encombrants en tous genres. « L'idée c'est d'améliorer notre quotidien. Des fois on a des pehu, on ne sait pas où les mettre, et on les met en bord de route. On veut redonner un élan, en tout cas la population participe et on est bien accueillis dans les quartiers », affirme Rémy Brillant.
Depuis son arrivée à la tête de la mairie de Papeete en mars dernier, le tavana met un point d'honneur à rendre Papeete plus propre et plus attrayante. Après le centre-ville, les quartiers de Mamao et de Titioro, c'est au tour de la vallée de Papeava. « Bientôt ça va être dans tous les quartiers de la ville, prochainement à Tipaerui... On fait aussi de la pédagogie, un atelier sur le tri. Ce sont des actions citoyennes. On espère que ça va prendre et que ça va durer dans le temps » précise le maire.
(…)

Papeete : Les habitants et la commune mobilisés pour nettoyer la vallée de Papeava (Polynésie 1ère)

 

 

 

# Votre voiture est en panne et irréparable ? Le syndicat Fenua Ma invite les habitants à faire recenser leur véhicule hors d'usage auprès de leur mairie, afin de faciliter leur enlèvement lors du prochain passage de la presse à carcasses. Le défi est lancé pour tout le mois de juillet.
Une voiture hors d’usage abandonnée dans un jardin ou sur un terrain ne constitue pas seulement une gêne visuelle. Elle peut également représenter un risque pour l’environnement. Un rappel porté par le syndicat Fenua Ma, qui consacre son éco-défi du mois de jullet au recensement des véhicules en fin de vie.
Le principe est simple : les propriétaires d’un véhicule irréparable sont invités à le déclarer auprès de leur mairie. La démarche facilitera le travail des services concernés lors du prochain passage de la presse à carcasses, afin d’organiser la prise en charge, le compactage et l’évacuation du véhicule vers la filière de traitement adaptée.

Véhicules hors d’usage : Fenua Ma lance un éco-défi pour débarrasser le fenua de ses carcasses (TNTV)





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