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Alors que les nouvelles aires marines protégées (AMP) font l’objet de vives critiques de la filière pêche sur fond d’accusations d’ingérence d’ONG internationales, ses défenseurs sortent du silence. Après les Marquises et des Gambier, c’est au tour de la Comcom des Australes et à la Fédération des associations de protection de l’environnement de réaffirmer son soutien à la création de près de 500 000 km² d’AMP supplémentaires au sein de la ZEE de la Polynésie française ; L'association Te Mana o te Moana constate une saison de ponte exceptionnelle à Tetiaroa depuis le début de ses suivis scientifiques en 2007. Plus de 54 000 bébés tortues y sont nés cette année ; À Raiatea, le comité de gestion de la Zone de pêche réglementée (ZPR) de Puohine, dans la commune de Taputapuatea, souhaite la reconduire pour cinq années supplémentaires afin de préserver les ressources du lagon tout en conciliant les différents usages ; Les éleveurs de filière historique de la crevette bleue fragilisée par un 'Tauravirus', néanmoins sans impact pour la santé humaine, ont présenté un plan de relance sanitaire et financier à la Direction des Ressources Marines.

 

 

 



# Après les maires des Marquises, c'est au tour de la Fédération des associations de protection de l'environnement (Fape) de monter au créneau pour défendre les nouvelles aires marines protégées. Face aux critiques* visant la méthode, la concertation ou l'influence supposée des ONG, elle affirme que ces projets sont l'aboutissement de plus de quinze ans de travaux scientifiques, de consultations locales et de mobilisation citoyenne.
Les soutiens aux nouvelles aires marines protégées (AMP) se font de plus en plus entendre. Deux semaines après l'appel des maires des Marquises à défendre publiquement le projet, la Fédération des associations de protection de l'environnement (Fape) répond, dans un communiqué, aux critiques qui se multiplient depuis l'annonce de l'extension des zones protégées.
L'organisation entend notamment démonter l'idée selon laquelle ces AMP auraient été décidées dans la précipitation ou sous l'influence d'organisations internationales. “Les AMP n'ont pas été définies de manière arbitraire”, affirme la Fape, rappelant qu'elles reposent sur “une approche participative associant connaissances scientifiques, données de pêche, savoirs traditionnels, consultations publiques” et décisions des institutions polynésiennes.
(…) La Fape insiste également sur le fait que ces nouvelles protections ne remettraient pas en cause la pêche hauturière locale. Elle rappelle que les zones concernées représentaient “moins de 10 % de l'activité totale de pêche” au cours des dix dernières années et que les espaces placés en protection stricte étaient encore moins exploités. Selon elle, les 82 navires de la flottille polynésienne continueront de pouvoir exercer leur activité sur près de 3,5 millions de km², soit 70 % de la zone économique exclusive.
(…) À l'image des maires marquisiens, la Fape appelle ainsi à recentrer le débat sur les travaux menés depuis quinze ans plutôt que sur les polémiques récentes. Une réponse qui fait écho aux critiques formulées ces dernières semaines par certains professionnels de la pêche et une partie de la classe politique. (…)

La Fape défend les nouvelles AMP (Tahiti Infos)


Alors que les nouvelles aires marines protégées (AMP) font l’objet de vives critiques de la filière pêche sur fond d’accusations d’ingérence d’ONG internationales, ses défenseurs sortent du silence à travers une pluie de communiqués. Après les Marquises et les Gambier, c’est au tour de la Comcom des Australes de réaffirmer son soutien aux projets de l’exécutif, de même que la Fédération des associations de protection de l’environnement. Le président de la Fape Winiki Sage vole au secours du gouvernement, assume sa participation à un projet mûri depuis « plus de quinze ans » et dément toute influence d’organisations internationales, malgré les liens que la fédération entretient avec certaines d’entre elles.
Alors que Tarahoi doit toujours examiner le projet de délibération créant près de 500 000 km² d’aires marines protégées supplémentaires au sein de la ZEE, le débat s’intensifie. Ces dernières semaines, plusieurs prises de position publiques ont remis en cause la méthodologie, les effets sur la filière pêche, la concertation menée dans ce dossier, ou encore dénoncé l’influence supposée d’ONG internationales auprès des autorités. C’est à l’ensemble de ces critiques que la Fape entend répondre, dans un communiqué diffusé ce jeudi.
La Fape affirme que les nouvelles aires marines protégées ne résultent ni d’une décision précipitée, ni d’un projet dicté par des intérêts extérieurs. Elles constitueraient l’aboutissement d’un processus engagé « depuis plus de quinze ans », associant connaissances scientifiques, données de pêche, savoirs traditionnels, consultations publiques et décisions des institutions polynésiennes.
La fédération rappelle que les projets de grandes AMP aux Marquises et aux Australes mobilisent depuis plus d’une décennie communes, associations environnementales et culturelles, scientifiques, services du Pays et communautés locales. Elle évoque « des centaines de réunions publiques », « des vingtaines d’études et expertises scientifiques », plusieurs expéditions scientifiques et culturelles ainsi que de nombreuses opérations de sensibilisation. Autant d’éléments qui font que ces projets figurent, selon elle, « parmi les projets de planification marine les plus documentés jamais conduits en Polynésie française ».
La Fape rappelle enfin que cette concertation poursuivait plusieurs objectifs de long terme : protéger la biodiversité marine, préserver les zones de pêche traditionnelles autour des îles, renforcer la sécurité alimentaire, assurer le développement d’une pêche polynésienne durable et promouvoir la culture traditionnelle pour les générations futures. (…)

La Fape exprime son soutien aux AMP et récuse les accusations d’ingérence d’ONG (Radio 1)


* Pour rappel:Les aires marines protégées au centre d’un brûlant débat (Ava-Infos)

 




# Une saison de ponte exceptionnelle à Tetiaroa : plus de 54 000 bébés tortues sont nés cette année. Des chiffres records pour l'association Te mana o te moana, qui suit les tortues marines sur l'atoll depuis maintenant 19 ans.
Comme chaque année, d'octobre à avril, les équipes d'observation de l'association Te mana o te moana scrutent l'arrivée des tortues, espèce emblématique du Fenua, afin de recueillir des données scientifiques essentielles. Si l'évolution des populations varie d'une saison à l'autre, celle de 2025-2026 restera dans les annales.
(…). “Cette année, nous avons notamment observé la première tortue verte revenue pondre pour la quatrième fois à Tetiaroa depuis le début de nos suivis. C'est un signal fort de la qualité du site de ponte et de l'efficacité des actions de conservation menées sur le long terme”, souligne Emma Cunault, coordinatrice de la communication de Te mana o te moana. La réapparition de ces femelles est particulièrement encourageante pour l'association. “Ces 64 femelles que nous avons identifiées sont toutes différentes. Douze d'entre elles étaient déjà venues pondre dans le passé à Tetiaroa. Cela signifie qu'elles ont survécu dans le Pacifique et qu'elles reviennent se reproduire ici”, développe-t-elle ensuite.
(…) Ce programme de recherche est autorisé et en partie financé par la Direction de l'environnement (Diren), avec le soutien de longue date de l'hôtel The Brando et de la Tetiaroa Society. Depuis plus de vingt ans, l'association Te mana o te moana œuvre pour la protection et la préservation des tortues marines en Polynésie française.

Une année record à Tetiaroa pour les bébés tortues (Tahiti Infos)

L’association Te Mana O Te Moana a constaté une saison de ponte « record » de tortues vertes sur l’atoll de Tetiatora depuis le début de ses suivis scientifiques en 2007. Plus de 50 000 naissances ont ainsi été enregistrées.
« La saison de ponte des tortues vertes 2025-2026 à Tetiaroa s’est achevée avec des résultats records », s’est félicitée l’association sur ses réseaux sociaux. Ses équipes ont enregistré 567 nids, 54 264 « émergentes nées » et un nombre moyen d’œufs par nid estimé à 90. En outre, l’association a « observé la première tortue verte revenue pondre pour la quatrième fois à Tetiaroa depuis le début » des suivis en 2007. « Un signal fort de la qualité du site de ponte et de l’efficacité des actions de conservation menées sur le long terme ».
Au cours de cette saison, les équipes de Te Mana O Te Moana ont également « pris en charge 26 émergentes affaiblies ou blessées ». « Seules 8 d’entre elles ont pour le moment survécu et poursuivent aujourd’hui leur réhabilitation. Nous mettons tout en œuvre pour leur offrir les meilleures chances de retrouver l’océan dans les prochains mois », ajoute l’association.

« Saison de ponte exceptionnelle » de tortues vertes à Tetiaroa (TNTV)



 

# À Raiatea, la Zone de pêche réglementée (ZPR) de Puohine, dans la commune de Taputapuatea, arrive à échéance. Fort d'un bilan jugé encourageant, son comité de gestion souhaite la reconduire pour cinq années supplémentaires. Une enquête publique est actuellement ouverte afin de recueillir l'avis de la population. Si les principales zones de protection resteraient inchangées, quelques ajustements sont prévus sur les règles de pêche.
Préserver les ressources du lagon tout en conciliant les différents usages. C’est l’objectif de la Zone de pêche réglementée (ZPR) de Puohine, à Raiatea, dont le comité de gestion souhaite aujourd’hui prolonger le dispositif pour cinq années supplémentaires.
Avant toute décision, les habitants sont invités à donner leur avis. Une enquête publique est en cours afin de recueillir les observations de la population et, si nécessaire, d’ajuster certaines dispositions. « La population est libre de répondre honnêtement et de voir ce que nos modifications vont apporter. Cela va permettre de sonder un peu toute la population », indique Irène Tetauira, maire déléguée de Puohine.
Les principales zones protégées ne seraient pas modifiées. Les nurseries à crabes, l’aire marine éducative (AME) et le jardin de corail resteraient ainsi soumis aux mêmes règles. En revanche, les horaires de pêche et certaines techniques autorisées pourraient évoluer afin de simplifier la réglementation…
(…) Sur le terrain, les premiers effets de la ZPR sont déjà visibles. Le retour de plusieurs espèces de poissons dans les aires marines éducatives (AME) figure parmi les résultats les plus encourageants. Malgré quelques infractions constatées, le comité de gestion estime que le bilan est positif. (…)

Renouvellement de la ZPR de Puohine : une enquête publique est ouverte (TNTV)


 

 

# La filière historique et stratégique de la crevette bleue en Polynésie peine à se relever de la crise de 2023 avec des productions impactées en écloserie comme dans les fermes. Le coupable n’a été identifié qu’en avril dernier : il s’agit du Tauravirus. Sans impact pour la santé humaine, il fragilise les crevettes dès les premières semaines de développement. Une information capitale pour les éleveurs qui savent désormais contre quoi se battre : cette semaine, ils ont présenté un plan de relance sanitaire et financier à la DRM, et restent dans l’attente d’une rencontre avec le président du Pays et les ministres concernés. Le maintien des entreprises en activité est en jeu, ainsi que la sécurisation de la filière en vue de son développement à travers la future zone biomarine de Faratea, où les deux tiers de la production sont tournés vers la crevetticulture.
(…). Le coupable a été identifié en avril dernier : il s’agit du Tauravirus (lire encadré). Une information tardive, mais capitale pour l’écloserie et les éleveurs qui savent désormais contre quoi se battre.
(…). Pour Benoît Le Maréchal (directeur de la coopérative des aquaculteurs de Polynésie française - CAPF), il y a urgence à se positionner : “Toutes les fermes sont exsangues et s’il n’y a pas une aide financière du Pays qu’on réclame depuis trois ans, on ne passera pas le cap. Ce plan existe parce que les privés sont volontaires et croient en l’avenir de cette filière. L’objectif, c’est de renforcer la résistance de la filière à de telles crises en mettant en place des mécanismes pour être mieux armés si ça se reproduit. La filière crevette, c’est la locomotive des filières aquacoles : c’est la seule qui a réussi à décoller et à tendre vers un équilibre financier, et sur laquelle reposent les deux tiers de la zone biomarine de Faratea”.
(…). Dans cette optique, la Direction des ressources marines (DRM) est en train de développer localement “des diagnostics plus rapides et plus fiables”, comme nous l’a expliqué Marc-André Lafille, responsable de la cellule développement des techniques en aquaculture.  (…)

Quelles mesures pour sauver la crevette bleue ? (Tahiti Infos)

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