La vie n’est pas toujours “un long fleuve tranquille” ! La cohabitation avec des animaux domestiques peut être à l’origine d’accidents dramatiques. Ainsi, un enfant tué par un chien, des touristes mordus, ces dernières semaines. A contrario, ce sont des chiens eux-mêmes qui peuvent être victimes de maltraitance en raison de la cruauté d’êtres humains… Chiens divaguants, maltraitance animale, comportements et sécurité… Ne pas oublier qu’un chien est un être vivant…; Qu’en est-il des la souffrance imposée aux oreilles de riverains par des “concerts” un peu trop bruyants et intempestifs. À Tautira, un collectif anti-nuisances sonores, affilié à l'association Te Ora Hau, a pu obtenir du maire qu’il n’y aura pas de rassemblement de car-bass dans la commune ; À Papeari, c’est la nature qui souffre: un important dépôt sauvage de déchets a été découvert sur un terrain communal ; À Puaanuia, la mairie a mis en place une collecte d’encombrants via son opération « Mā Benne ». L’organisation, bien pensée, a permis à un grand nombre de personnes d’évacuer bois, ferraille, et autres déchets électroniques.
# Un enfant tué, des touristes mordus, ces dernières semaines ont été marquées par des accidents dramatiques impliquant des chiens. Certains animaux attaquent l'être humain et d'autres sont aussi victimes de maltraitance. La population canine agressive et la condition animale : deux sujets qui ne peuvent plus être ignorés.
Chien tueur ou chien maltraité, drame après drame, impossible de fermer les yeux sur cette réalité, les associations parlent de “scandale animalier”.
(…) En l’absence de données officielles, les associations estiment la population canine entre 300 et 500.000 individus. Dory est l’un des membres fondateurs de Stop Cruauté Animale Tahiti. Chaque jour, elle s’arrête une dizaine de fois entre Arue et Papeete pour prendre soin des animaux en détresse. Pour elle, les autorités font preuve de négligence.
(…) Sur la côte ouest de Tahiti, Punaauia et Paea ont uni leurs forces. Un syndicat intercommunal gère la fourrière animale, le SIGFA. Ici, on rééduque les chiens pour favoriser l’adoption. L’euthanasie est le dernier recours.
Sur 110 chiens accueillis par an, 29 ont été restitués à leur propriétaire, 50 ont été adoptés, 25 euthanasiés et 6 sont en attente d’adoption. Le SIGFA gère aussi les chiens placés par la justice, sur réquisition judiciaire.
(…) Seules Bora Bora, Arue et Punaauia disposent d’une fourrière agréée, trois communes aux normes sur 48, c’est trop peu. Des chenils existent çà et là, mais on est loin du compte. Pour Valérie Layoussaint, « on est tous d’accord, les chiens font partie de la vie polynésienne, mais je pense que le problème c'est la responsabilité des propriétaires. »
Identifier, stériliser, éduquer, sécuriser, le propriétaire à des devoirs. Si le Pays accompagne volontiers les communes, le bien-être animal entre timidement dans le budget de la Polynésie. Soixante millions de francs sont dédiés à la stérilisation en 2026. Une prise conscience tardive mais nécessaire.
Multiples attaques de chiens : le point sur la population canine et la condition animale (Polynésie 1ère)
Pourquoi tant de cruauté envers les animaux ? Une petite chienne a dû être euthanasiée tant elle souffrait après les sévices et maltraitances subis depuis trop longtemps. La Scatahiti a assisté à ses derniers instants et se demande encore pourquoi les autorités ne réagissent presque pas face à de telles situations.
Une vie de chien. C'est ce qui pourrait résumer celle d'une petite chienne retrouvée "couchée sous une voiture gravement blessée, épuisée et en train d’agoniser…". Et c'est le début du terrible récit rapporté par l'association Scatahiti (stop à la maltraitance animale à Tahiti) d'une personne qui a aperçu cet animal en train de mourir des suites de ses nombreuses blessures.
"En s’approchant, elle a découvert une souffrance indescriptible. La pauvre chienne n’avait même plus la force de se lever pour manger. SCATahiti a été contacté immédiatement et une prise en charge d’urgence a été mise en place. Le vétérinaire a confirmé qu’elle avait subi de graves sévices et des maltraitances répétées depuis longtemps. Son état était tellement avancé et irréversible que la terrible décision de l’euthanasie a dû être prise pour mettre fin à ses souffrances "… (…).
La longue agonie d'une petite chienne martyrisée et finalement euthanasiée (Polynésie 1ère)
Chiens divaguants, maltraitance animale, comportements et sécurité, autant de problématiques abordées dans la rubrique Regards Croisés de ce lundi 19 mai. Pour en parler, Matairii Maire, directeur du syndicat intercommunal de la gestion de la fourrière animale (SIGFA) et Carole Couturier, présidente de l'Alliance pour le respect des animaux de Polynésie (ARPAP).
"Non, il ne faut pas euthanasier les chiens errants”, déclare d'emblée Matairii Maire, qui rappelle que la fonction première du SIGFA était l'euthanasie, mais qu'elle a changé dès son ouverture. Aujourd'hui, sa mission est de réhabiliter les chiens et de les mettre à l'adoption. 30 à 35% des chiens recueillis retrouvent leur propriétaire et 50% sont adoptés après leur rééducation. Carole Couturier partage le même avis, en soulignant que « les euthanasies de masse n'ont jamais marché. » Elle ajoute que « tant que les propriétaires ne seront pas consciencieux, on aura toujours le même problème. » Pour elle, il faudrait des lieux d'accueil comme une fourrière ou un refuge dans chaque commune, mais surtout que « les propriétaires soient plus sensibilisés et réprimés en cas de divagation. » Le directeur du SIGFA souligne qu'il faudrait au moins un refuge par commune, car la misère animale nécessite de mettre en sécurité ces chiens. Et contrairement à une fourrière qui répond à une mission d'ordre publique, le refuge peut « gérer au quotidien des situations délicates. »
(…) En ce qui concerne la stérilisation massive, le Pays met les moyens depuis 2023 mais selon le directeur du SIGFA, « il faut que les communes s'y mettent. » La présidente de l'ARPAP argumente que « la campagne du Pays ne concerne que les chiens qui ont des maîtres » et qu'il manque donc une campagne de stérilisation des chiens errants. Même si la maltraitance animale est punie pénalement, elle n'est « pas encore dans les priorités des forces publiques car il existe encore la croyance qu'on éduque à base de coups », se désole Carole Couturier. Et pour ceux qui prennent un chien juste pour la garde, la présidente de l'ARPAP répond qu'il y a des alarmes, car « un chien c'est un être vivant, il fait partie de la famille. Il peut garder la maison mais ça ne doit pas être sa seule action. » Sur ce point, elle est rejointe par le directeur du SIGFA qui précise qu'« un chien, c'est un être vivant à part entière. » (…)
Regards croisés sur la problématique des chiens errants : « Les euthanasies de masse n'ont jamais marché » (Polynésie 1ère)
# C’est la guerre des décibels à Tautira, un collectif de riverains s'est monté en quelques heures alors que s'annonçait un rassemblement de Car Bass, proposé par la mairie elle-même. Le tavana délégué tente de calmer les esprits.
Un collectif anti-nuisances sonores, affilié à l'association Te Ora Hau, s'est formé à Tautira. Outre la défense de la tranquillité des habitants de cette commune, ce regroupement de citoyens s'est aussi formé suite à la proposition du maire délégué de Tautira, Arnold Toheira, d'y organiser un évčnement car bass. "En tant qu'élu, je pose la question aux opposants. Que dites-vous à cette jeunesse, qu'est-ce qu'on leur propose ?" Arnold n'a pas envie de revivre l'incident sauvage "d'il y a 3 semaines, où plus d'une cinquantaine de personnes avec leurs décibels, avaient été évacuées, suite à la plainte de riverains". D’autres ont souligné les aspects liés à la santé et à la sécurité, gardant à l’esprit les débordements au Platchoir de Faaone entre fin 2025 et début 2026.
(…). Pour le tavana, on l'a compris, il s'agit surtout de cadrer les choses avec la gendarmerie et la police municipale en renfort: "pas de compétitions de car bass, avec des mineurs, de la drogue qui circule et de l'alcool". La prochaine réunion est d'ailleurs organisée par le maire de Tautira ce mercredi 20 mai en soirée pour discuter avec les anti car bass (après en avoir tenu une le mardi 19 mai pour les pro-car bass). Le collectif compte s'y présenter pour manifester sa vive opposition. (…)
Presqu'île: Un collectif de riverains anti-nuisances sonores se forme pour tenter d'interdire le projet d'organisation d'une soirée car-bass (Polynésie 1ère)
Après plusieurs semaines de tensions, de discussions animées et la mobilisation d’un collectif de riverains soutenu par l’association Te Ora Hau, Willy Chung Sao a tranché. Il n'y aura pas de rassemblements de car bass à Tautira.
Plusieurs semaines de discussions parfois houleuses pour un dénouement attendu. Le doute a été levé ce jeudi à l’issue d’une réunion avec les représentants de l’association Te Ora Hau, quelques habitants, des élus et le maire Willy Chung Sao. Ce dernier a décidé que la municipalité de Taiarapu-Est n’organisera pas de rassemblement car bass à Tautira. Une victoire pour le collectif soutenu par l’association Te Ora Hau engagée dans la lutte contre les nuisances sonores.
(…). Certains administrés ont également appelé le tavana à prendre une décision ferme face à ce qu’ils considèrent comme un problème majeur de santé et de tranquillité publique. De son côté, la municipalité expliquait vouloir proposer une activité susceptible d’occuper la jeunesse de la Presqu’île, tout en cherchant à limiter le bruit. Un argument défendu par plusieurs soutiens du projet durant la réunion. Mais Arnold Toheira avait prévenu : la décision finale revient au conseil municipal. (…). Une position qui a finalement débouché sur l’abandon définitif du projet. (…). La nouvelle équipe municipale, en place depuis seulement deux mois, devra désormais réfléchir à d’autres alternatives pour proposer des activités à la jeunesse de la Presqu’île.
Tautira : le projet de rassemblement car bass abandonné (TNTV) 22/05/
Le maire de Taiarapu-Est a tranché : en vertu de la réglementation en vigueur, il n’y aura pas de rassemblement de car-bass dans la commune. Un communiqué qui intervient alors qu’une tentative de dialogue s’est soldée par des tensions à Tautira, menant une partie des riverains opposés à cette pratique source de nuisances sonores à se réunir en collectif avec le soutien de Te Ora Hau. La municipalité évoque aussi la perspective d’une “révision concertée” du cadre dans les années à venir.
Jeudi soir, des élus de Taiarapu-Est ont reçu le collectif anti-nuisances sonores de Tautira, monté suite aux réunions publiques organisées par le maire délégué, Arnold Toheira, pour ouvrir le dialogue entre les résidents “pour” et “contre” les car-bass afin de limiter les rassemblements “sauvages” en s’orientant vers une décision concertée, difficile à trouver. Au sortir de cette rencontre sur fond de tensions ces derniers jours, un communiqué municipal est tombé : “Après un long échange, le maire Willy Chung Sao a pris la décision d’appliquer la loi et de ne pas autoriser de rassemblements car-bass à Taravao, ni dans les autres communes associées de Taiarapu-Est”.
Du côté de Te Ora Hau, soutien du collectif de riverains inquiets, c’est un sentiment de soulagement qui domine. (…)
Pour les aficionados des décibels, c’est la douche froide. (…)
Entre tranquillité publique et matériel de sonorisation en vente libre, le sujet reste sur la table, d’autant qu’un arrêté municipal est en préparation. Le maire de Taiarapu-Est a également annoncé son intention d’écrire au président Moetai Brotherson “afin de lui rappeler ses prérogatives et sa responsabilité concernant ce phénomène”, précise le communiqué.
Le premier magistrat de la commune souhaite par ailleurs “renforcer la mise en œuvre de la loi sur les nuisances sonores sur la commune, tout en s’accordant une marge de temps au cours d’une deuxième année de mandature pour revoir, avec le gouvernement, le cadre applicable aux car-bass”. Une “révision concertée” avec le Pays et les associations de car-bass est proposée dans les prochaines années “afin d’harmoniser santé publique, sécurité et culture locale”.
Pas de car-bass à Taiarapu-Est (Tahiti Infos)
# Un important dépôt sauvage de déchets a été découvert ce mardi (19/05) à Papeari, sur un terrain communal à proximité du boulodrome, en face du CJA Farepua. Les services techniques ont été mobilisés pour procéder au nettoyage du site. Des actes d’incivisme qui ont poussé la commune à déposer une plainte contre X.
Ce mardi, à proximité du boulodrome en face du CJA Farepua, à Papeari, les agents des services techniques ont découvert un important dépôt sauvage de déchets verts et de déchets ménagers, parfois « volontairement dissimulés à l’abri des regards », écrit la commune sur sa page Facebook (𝐈𝐧𝐜𝐢𝐯𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐚̀ 𝐏𝐚𝐩𝐞𝐚𝐫𝐢 : 𝐝𝐞́𝐩𝐨̂𝐭 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐡𝐞𝐭𝐬) 21/05.
Le tavana Tearii Alpha s’est dit « profondément indigné » par ces actes. La commune a annoncé son intention de déposer plainte contre X afin de tenter d’identifier les auteurs. L’amende peut aller jusqu’à 179 000 Fcfp pour un particulier, et 89 millions de Fcfp pour une entreprise reconnue coupable d’avoir jeté illégalement des déchets professionnels. La mairie peut se constituer partie civile pour demander le remboursement intégral des frais de nettoyage, de transport et de traitement des déchets en déchetterie, ainsi que des dommages et intérêts.
(En encadré: Règles du service des déchets de la commune)
Dépôt sauvage de déchets à Papeari, la commune porte plainte contre X (TNTV)
# Il y avait du monde, ce samedi matin, à Outumaoro, où la mairie de Puaanuia a mis en place une collecte d’encombrants via son opération « Mā Benne ». La prochaine collecte est prévue au mois de juillet.
La file de voitures était longue, ce samedi matin, pour accéder au plateau d’Outumaoro où des employés de la mairie attendaient les particuliers venus déposer leurs encombrants. Mais l’organisation, bien pensée, a permis à un grand nombre de personnes d’évacuer bois, ferraille, et autres déchets électroniques. Des bennes dédiées à chaque type de produit ont ainsi été installées. (…)

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