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L’isolement géographique ayant favorisé la présence de nombreuses espèces endémiques, la Polynésie française détient un taux d’endémisme d’espèces terrestres parmi les plus élevés au monde. Une espèce de plante est dite endémique d'une zone géographique lorsqu'elle n'existe que dans cette zone à l'état spontané. Or, les plantes endémiques* du fenua sont en danger.118 d’entre elles pourraient disparaître ainsi que de nombreuses plantes indigènes*. Après avoir sanctuarisé 250 hectares de forêt à Mataiea, et afin de les préserver, Aoa Polynesian Forests a inauguré le premier laboratoire de culture in vitro privé du fenua. Situé au conservatoire botanique de Papara, on y développe un programme destiné à régénérer, dans les vallées, des espèces végétales fragilisées par des plantes envahissantes.

 

 

 

Aoa Polynesian Forests inaugure ce vendredi (22/05) un laboratoire de culture in vitro au conservatoire botanique de Papara. Ce laboratoire permettra de multiplier et réintroduire des espèces indigènes et endémiques dans les forêts, afin de lutter contre la prolifération des plantes envahissantes. Les premières cultures ont commencé en mai 2025, avec des résultats « encourageants » dans le développement de protocoles pour plusieurs espèces indigčnes et ornementales. 
À l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité, ce vendredi, Aoa Polynesian Forests inaugure le premier laboratoire de culture in vitro privé du fenua, situé au conservatoire botanique de Papara. Depuis sa création en 2022, Aoa a pour ambition de restaurer la flore polynésienne, notamment dans la vallée de Mo’aroa. « L’idée de nos missions, c’est vraiment la sensibilisation, l’éducation, la formation, avec également un volet recherche et innovation », explique Élodie Cinquin-Beigbeder, directrice scientifique au sein de l’entreprise. 
Les équipes d’Aoa travaillent sur ce laboratoire depuis 2023, dans le but de conserver la richesse floristique des forêts polynésiennes.
(…). « La culture in vitro, c’est la culture de morceaux de plantes sur un milieu gélosé, comme de l’agar-agar qu’on utilise en cuisine, dans un environnement contrôlé et dans un espace réduit », explique la directrice scientifique. (…). Cette technique offre des avantages déterminants, tels que la production de plants sains, la multiplication rapide et indépendante des aléas climatiques et la conservation de la diversité génétique d’espèces rares ou difficiles à reproduire par les méthodes classiques, détaille-t-elle. Cette reconstruction écologique devenait donc vitale, notamment en raison de la prolifération de plantes envahissantes dans les forêt. (…). Les premières mises en culture ont été lancées l’an dernier dans le laboratoire. (…). En moins d’un an d’activité, le laboratoire a obtenu « des résultats encourageants » avec la mise au point de plusieurs protocoles d’espèces indigènes (arbre, arbuste, fougères) et l’accompagnement technique pour la multiplication d’espèces ornementales.

AOA inaugure un laboratoire de culture in vitro pour sauver la flore polynésienne (Radio 1)

Après avoir sanctuarisé 250 hectares de forêt, Aoa franchit une nouvelle étape dans la préservation de la biodiversité. À Mataiea, l'association a inauguré un laboratoire de culture in vitro destiné à régénérer des espèces végétales endémiques, dans les vallées fragilisées par celles envahissantes. Entre 20 et 25000 plants pourraient être réintroduits chaque année.
Aoa accélère sa stratégie de restauration écologique. (...) l’association a inauguré son laboratoire de culture in vitro à Mataiea. Une structure qui doit lui permettre de maîtriser la régénération des plantes endémiques, destinées à être replantées dans des vallées fortement touchées par les espèces invasives.
(…). Le projet AOA est né de ce constat. Dans la vallée de Mo’aora, 80 % à 90 % de la forêt est composée d’espèces invasives. Depuis 7 mois, les équipes de AOA nettoient les sous-bois.
Contrôler les espèces de la vallée, c’est tout un art. Il ne suffit pas d’arracher tous les plants de miconia pour s’en débarrasser. L’enjeu est de supprimer assez d’espèces invasives pour laisser de la place aux plantes endémiques, mais pas trop pour ne pas créer de puits de lumière et donc favoriser leur retour. Et l’enjeu est de taille. Les plantes endémiques ne poussant qu’à Tahiti, « si on perd ces plantes-là, on les aura plus », affirme le spécialiste. Or, ces plantes ont une utilité. « Elles pourront un jour nous aider à nous soigner, et servent déjà aux Polynésiens de souche à se soigner. Donc si elles disparaissent, c’est aussi tout ce savoir qui disparaît. Donc c’est important d’avoir cette biodiversité. Si on n’intervient pas, tout va disparaître », conclut-il.
(…) Pour AOA, l’aspect social du projet est aussi important que le volet environnemental. L’idée est de créer de l’emploi local. (…) À terme, l’entreprise aimerait ouvrir un sentier pédagogique dans la forêt. Objectif : sensibiliser les enfants, les touristes et les locaux à la biodiversité du fenua.

Aoa se dote d’un laboratoire in vitro pour régénérer les plantes endémiques (TNTV)

Alors que 118 plantes endémiques du fenua pourraient disparaître, l'entreprise Aoa Polynesian Forests s'est donné pour mission de restaurer les forêts. Dans son laboratoire de culture in vitro créé en 2025 et inauguré ce vendredi matin (22/05) à Papara, de petits germes prennent vie. De jeunes pousses de fougères et de mārā qui viendront repeupler la vallée de Mo'aroa dans les prochaines années. En attendant, elles sont cultivées à l'abri de tout nuisible, dans un environnement contrôlé et réduit, grâce à des techniques de culture in vitro. (…). Pour assurer leur croissance, les "vitro plants" sont nourris en sucre et en éléments minéraux. Des hormones végétales interviennent ensuite pour favoriser le développement de ces futurs arbres.
(…). Ce laboratoire, installé dans un conteneur de 40 pieds, représente un investissement de 20 millions Fcfp, cofinancé par des partenaires privés, l'État et le Pays. (…). Derrière ces manipulations en laboratoire lancées l'an dernier, l'objectif est clair : réintroduire des espèces végétales indigènes dans les forêts. Sur le terrain, les plantes invasives étouffent progressivement les espèces endémiques. Pour Christophe Balzan (gérant de l'entreprise Aoa Polynesian forests), restaurer les forêts est une priorité. « Les gens ont du mal à l'intégrer mais la base de l’économie est fondée sur la base écosystémique que peut nous rendre la Nature : la fourniture de matières premières, la qualité de l'air, la qualité de l'eau, l'ensemble de la vie est basée là-dessus. (...) Et si on dégrade cette Nature, l'ensemble de la pyramide va s'effondrer ou en tout cas s'abîmer. L'effondrement de la Nature aura forcément à un moment une action sur les entreprises et le bien-être du monde », expose-t-il. (…). Actuellement, 118 espèces endémiques de plantes de Polynésie française sont en grave danger d'extinction.

« Le pilier de la vie, c'est la Nature » : le laboratoire d'Aoa Polynesian Forests pour sauver les plantes endémiques (Polynésie 1ère)

À l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité, AOA Polynesian Forests a inauguré son laboratoire de culture in-vitro. Amorcés il y a environ un an, les premiers protocoles sur le mara, le kofai et plusieurs variétés de fougères sont “prometteurs”. Cette technique de multiplication cible les espèces végétales indigènes et endémiques qui se raréfient, dans une optique de restauration écologique des vallées polynésiennes. Une assistance technique est également proposée en faveur des plantes agricoles, horticoles, médicinales et patrimoniales.
C’est une nouvelle étape importante pour AOA Polynesian Forests, qui a inauguré ce vendredi son laboratoire de culture in-vitro implanté dans son conservatoire botanique situé à Papara, en présence de nombreux partenaires publics et privés. Ce projet a germé depuis 2023 dans le cadre des missions de l’entreprise, qui allie reforestation et sensibilisation. Une approche qui passe par la restauration écologique d’espèces végétales indigènes et endémiques : au Fenua, on compte 460 espèces uniques au monde, six disparues et 360 en danger, dont 118 en danger critique.
Pour préserver ce patrimoine naturel et culturel, AOA a mis sur pied le premier laboratoire privé de culture in-vitro dans un container aménagé. Un investissement à 20 millions de francs CFP qui a bénéficié du soutien de l’État (Office français pour la biodiversité et Fonds vert) et de l’Union européenne (BestLife 2030), ainsi que de la TEP et de la Socredo.
Les premiers protocoles (lire l’encadré “La culture in-vitro, c’est quoi ?”) sont développés depuis environ un an par une technicienne, Mélanie Vairaa. Ces essais-pilotes portent sur des arbres (mara, ‘uru), des arbustes (kofai) ou encore des fougères (metuapua’a, ‘amo’a, maire, ‘o’aha).
Ce laboratoire a également vocation à proposer une assistance technique en faveur des acteurs du territoire concernant des plantes d’intérêt alimentaire, horticole, médicinal ou patrimonial, comme l’a illustré la présence d’agents de la Direction de l’agriculture (DAG) et de la Chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire (CAPL), mais aussi de la Direction de l’environnement (Diren) ou de l’Institut Louis-Malardé (ILM).

Un laboratoire au secours de la flore polynésienne (Tahiti Infos)

Pour info: Au cœur de l’océan Pacifique, les îles et atolls de Polynésie française hébergent une biodiversité exceptionnelle, marquée par une faune et une flore riches et diversifiées. Au terme d’un vaste état des lieux mené durant trois ans par un panel de spécialistes, la situation se révèle très préoccupante : deux tiers des plantes endémiques et la moitié des oiseaux apparaissent menacés, dont de nombreuses espèces uniques au monde. Ces nouveaux résultats de la Liste rouge des espèces menacées en France sont publiés par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en collaboration avec les services du gouvernement de la Polynésie française et la Société d’ornithologie de Polynésie.
- Flore endémique et oiseaux de Polynésie française : de nombreuses espèces uniques au monde menacées d’extinction (mnhn.fr) publié en décembre 2015

- Liste rouge de la flore endémique et des oiseaux de Polynésie française (uicn.fr)

À SAVOIR: Une espèce de plante est dite endémique* d'une zone géographique lorsqu'elle n'existe que dans cette zone à l'état spontané. Une plante indigène* (ou native) est une espèce végétale qui pousse naturellement dans une zone géographique donnée depuis des siècles. Elle est arrivée là par ses propres moyens, ou par l’évolution naturelle, sans intervention humaine. Son origine est liée à l’histoire biologique d’un territoire, à son climat, à son sol, et à ses interactions écologiques avec d'autres espèces (insectes, oiseaux, champignons, etc.). Les plantes indigènes jouent un rôle fondamental dans les écosystèmes. Elles assurent la base de la chaîne alimentaire locale, fournissent abri et nourriture à la faune, participent à la régulation de l’eau, à la fixation des sols et à l’équilibre de la biodiversité. Contrairement aux plantes importées, elles sont parfaitement adaptées à leur milieu : peu sensibles aux maladies locales, elles nécessitent souvent moins d’arrosage et de soins. Cela en fait un choix écologique, durable et esthétique pour les jardins.

Quelle est la différence entre plante indigène, endémique et invasive (deco.fr)

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