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Des bouchons, encore des bouchons, et un transport scolaire perfectible... Le sujet est récurrent depuis des années. Pour y faire face et améliorer la fluidité de la circulation à Tahiti, le gouvernement s'est engagé à dynamiser une "mobilité durable" (*) qui permette de répondre concrètement à cette problématique. Et cela passe, en partie, par les transports terrestres en commun. La Chambre territoriale des comptes (CTC), qui s’est saisie d’un rapport sur la délégation de service public pour l’exploitation du réseau des bus dresse un constat mitigé. Elle remarque que les véhicules affectés aux lignes qui desservent Tahiti et la Presqu'île sont plus récents et mieux équipés. Mais elle pointe un système qui souffre d'un « défaut de pilotage et de contrôle » et d'une organisation qui peine à offrir une alternative solide à la voiture. Du progrès donc, mais encore de nombreux axes d’amélioration pour les transports en communs à Tahiti. La Chambre a fait 11 recommandations.

 

 

 

La Chambre territoriale des comptes vient de passer au crible la gestion des bus en Polynésie française. Si l'institution note des efforts de renouvellement de la flotte, elle souligne la nécessité d'un pilotage public plus rigoureux. Le Pays, de son côté, affirme sa volonté de restructurer le service pour répondre aux attentes des familles du Fenua.
Le transport collectif n’est pas qu’une affaire de gros véhicules sur la route de ceinture, c'est le poumon économique de Tahiti. Pour la Chambre territoriale des comptes, l'analyse de la période récente montre que le Pays a enfin pris la mesure de l'urgence en renouvelant massivement les bus. Cependant, le rapport souligne que cette modernisation physique ne suffit pas. Le système souffre d'un « défaut de pilotage et de contrôle » et d'une organisation qui peine à offrir une alternative solide à la voiture, alors que l'engorgement des routes sature chaque jour un peu plus la vie des familles polynésiennes.
Le premier constat de la Chambre est encourageant : les bus sont plus récents et mieux équipés. Pourtant, derrière la peinture neuve, les magistrats financiers pointent une insuffisance de suivi technique et financier des obligations des transporteurs. Le rapport précise que la collectivité n'a pas toujours les moyens de vérifier si les horaires sont scrupuleusement respectés ou si la qualité du service correspond aux investissements publics. Cette situation illustre une difficulté pour le Pays à obtenir toutes les garanties de performance attendues pour le public, malgré un financement important du secteur.
(…). Le rapport de la CTC insiste sur une recommandation forte : la création d'une « autorité organisatrice de la mobilité » unique. Aujourd'hui, les décisions sont trop morcelées. Pour monsieur tout le monde, cela se traduit par des bus qui s'arrêtent aux frontières des compétences administratives ou des correspondances mal synchronisées. La Chambre estime qu'une gestion centralisée permettrait une cohérence de l'offre de transport, du ramassage scolaire jusqu'aux lignes régulières.
(…). L'objectif est clair : transformer le transport en commun en un service si fiable que laisser sa voiture au garage deviendra, enfin, un choix naturel pour les habitants du Fenua. La réforme est lancée, mais sa réussite dépendra de la capacité du Pays à passer d'un rôle de financeur à celui de véritable « pilote ».

Transports en commun : une réforme indispensable pour soulager le quotidien des usagers (Polynésie 1ère)

Améliorer la fluidité de la circulation, c'est un cheval de bataille du gouvernement et en particulier du ministre Jordy Chan. Et cela passe, en partie, par les transports en commun. Dans son dernier rapport, la Chambre territoriale des comptes (CTC) note un "effort de modernisation", mais de nombreux points restent encore à améliorer.
La Chambre a examiné la délégation de service public du transport en commun terrestre régulier et scolaire sur l’île de Tahiti pour les exercices 2020 et suivants. L’exploitation de cette DSP est confiée depuis le 1er janvier 2019 à la société RTCT. La flotte de bus a été renouvellée, ce qui a permis « d’améliorer le confort des passagers », reconnait la CTC. Mais « une attention particulière doit toutefois être portée au renforcement de l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite pour les prochains renouvellements de matériel roulant puisqu’à présent, seul 10 % de la flotte de bus est accessible, et des critères précis doivent être fixés pour les prochains renouvellements de matériel roulant », prévient l’institution. De nombreux défis restent à relever…
(…). « La mise en œuvre, initiée par le Pays, de mesures pour lutter contre cette pénurie est donc un enjeu majeur pour assurer la pérennité du service de transport en commun terrestre », souligne le rapport de la CTC.
(…). La contribution financière forfaitaire du Pays au service de transport en commun est « d’environ 1,1 milliard de Fcfp, bientôt portée à 1,3 milliard de Fcfp en conséquence de l’avenant conclu en 2025 ». « La collectivité compense également la stabilité des tarifs depuis le démarrage de la convention », note également la CTC qui estime que les effets de la tarification unique instaurée l’année dernière devront être « mesurés et accompagnés de modifications réglementaires tendant à lutter contre la fraude ». (…). Un modèle qui amène la CTC à s’interroger sur l’efficacité du réseau, « en l’absence d’objectifs précis et de leviers incitatifs tendant à l’amélioration de la productivité, de la qualité de service ou de la fréquentation ». (…). La CTC estime que le contrôle par la Polynésie française doit être renforcé s’agissant du suivi du transport scolaire, de la performance du réseau mais aussi de l’application financière du contrat.
Du progrès donc mais encore de nombreux axes d’amélioration pour les transports en communs à Tahiti. La Chambre a fait 11 recommandations. (…)

Retards, saturation et offre réduite : les points noirs des transports en commun à Tahiti (TNTV)

La Chambre territoriale des comptes s’est penchée sur la délégation de service public sur le transport en commun. Un constat, la branche est très largement subventionnée par le Pays, pour un service privé toujours pas au niveau.
Des bouchons, encore des bouchons, et un transport scolaire perfectible >>. C’est dans ce contexte que la Chambre territoriale des comptes s’est saisie d’un rapport sur la délégation de service public pour l’exploitation du réseau des transports en commun terrestres.
En préambule de son analyse, la CTC reconnait "dans le contexte d’un fort besoin de déplacements en lien avec la zone urbaine de Papeete", une volonté du gouvernement d’améliorer "la qualité des transports en commun" comme "élément central de la politique des transports terrestres menée par la Polynésie française". Elle salue de même "la passation du nouveau contrat de délégation de service public, couvrant l’intégralité de l’île de Tahiti en remplacement du précédent découpage en trois zones", qui "a permis des améliorations du service rendu, notamment grâce au renouvellement intégral de la flotte de bus mise en circulation." Malgré les efforts déployés par le Pays, la zone urbaine est toujours un problème. (…)
En effet, le système de bus est calqué sur le rythme des fonctionnaires en Polynésie française. Finir son travail à plus de 17h, c’est l’obligation de devoir prendre un transport personnel, à défaut de transports collectifs.
Un autre problème est pointé par la CTC, qui ne date pas d’hier, ce sont ces bus qui passent devant les arrêts sans stopper, faute de place. La saturation de ces lignes aux heures de pointe rend la solution du transport en commun trop aléatoire pour qui voudrait le pratiquer plutôt que de prendre un transport individuel. Résultat, les routes ne se désengorgent pas.
(…). Délégué au privé, le transport en commun ne peut survivre sans l’apport du public dans ses comptes. Une habitude bien connue dans de nombreux domaines économiques en Polynésie française. La Chambre territoriale des comptes estime ainsi la participation financière de la Polynésie française à 1,3 milliard de francs. (…). Une compensation qui est de surcroit complétée par l’aide au carburant et des avantages fiscaux (défiscalisation nationale et locale). Une question se pose alors. Combien de temps la collectivité va devoir supporter les cadeaux fiscaux et autres aides aux délégataires pour un service plus que moyen ? (…)

Les bus carburent à la subvention (Tahiti Infos)

 

>> Suite aux inquiétudes formulées par les parents concernant la réorganisation du transport scolaire des élèves du premier degré dans les vallées de Faarahi et Faaiti, la municipalité et le nouveau transporteur annoncent des améliorations. La commune associée de Hitia’a est également concernée.

Transport scolaire : réorganisation en bonne voie à Mahaena (Tahiti Infos)

(*) Pour rappel: Mobilité durable à Tahiti : des défis à relever (AvA-Infos)9 novembre 2025

En quête de mobilité durable (AvA-Infos) 1er octobre 2025

Mobilité durable et aménagement du territoire (AvA-Infos) 17 septembre 2025

À Tahiti, le Pays mise à fond sur les bus (AvA-Infos) 7 mai 2025

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