AvA, une bouffée d'oxygène Les News du fenua durable

AvA-Infos, ouvrons nos regards à la planète

 

        actualités, revues de presse

En savoir plus >>

Journée portes ouvertes à l’Université de la Polynésie française: nouveauté cette année, l’ouverture d’un nouveau parcours en Sciences de la transition écologique et sociétale (STES) - Océan et défis durables ; À l’occasion de la Journée internationale des forêts, samedi 21 mars, l’association Aoa ouvre les portes de la forêt éducative de la vallée de Mo’aroa, à Mataiea, autour d’activités scientifiques, artistiques et culturelles en pleine nature ; Dans le lagon de Raiatea, une expérimentation inédite veut associer protection de la biodiversité et transition énergétique : des panneaux solaires flottants qui créent un ombrage destiné à limiter le blanchissement des coraux tout en produisant de l’électricité ; Le ministère de l’Agriculture vient de sortir une proposition de loi visant à mieux encadrer la commercialisation, le stockage, la fabrication et l’utilisation des pesticides en Polynésie française.

 

# L’Université de la Polynésie française ouvrira ses portes au public le samedi 28 février, de 8 à14 heures. Ce rendez-vous gratuit s’adresse aux lycéens et à leurs parents, aux étudiants, mais aussi aux adultes souhaitant se réorienter ou reprendre des études.
Au programme : présentation des licences, BUT, masters et diplômes universitaires, rencontres avec les enseignants, personnels et étudiants, visites guidées des infrastructures (bibliothèque, laboratoire archéologique, espaces de vie étudiante), ateliers découverte, ainsi que des informations sur Parcoursup, l’orientation, l’international et la vie associative. Une table ronde réunissant des alumni permettra également de découvrir différents parcours professionnels.
Nouveauté cette année : l’ouverture d’un nouveau parcours en Sciences de la transition écologique et sociétale (STES) - Océan et défis durables. Une table ronde intitulée “Et après la licence STES ? Les métiers qui recrutent en Polynésie”* se tiendra à 10 h 30 à la bibliothèque universitaire, en présence de professionnels du territoire. Plus d’informations sur www.upf.pf.

Portes ouvertes à l’UPF (Tahiti Infos)

* En savoir plus: Une table ronde dédiée aux métiers de la transition en Polynésie française (Upf.pf)

   L’UPF réunit enseignants, étudiants et acteurs locaux pour co-construire la nouvelle licence Océan et Défis Durables - STES - ODD (Upf.pf)

 L’UPF renforce son offre de formations avec un nouveau parcours dédié à l’océan et aux défis durables (Upf.pf)

Pour rappel: Océan et climat: des filières éducatives pour informer étudiants et lycéens (AvA-Infos) 10/02/26

 

# L’opération “Tous en forêt !” est de retour. À l’occasion de la Journée internationale des forêts, samedi 21 mars, l’association Aoa ouvre les portes de la forêt éducative de la vallée de Mo’aroa autour d’activités scientifiques, artistiques et culturelles en pleine nature.
Après le succès de la première édition en 2025, l’opération “Tous en forêt !” est reconduite cette année. À l’occasion de la Journée internationale des forêts, l’association Aoa invite petits et grands à explorer la forêt éducative de la vallée de Mo’aroa à Mataiea avec un regard à la fois scientifique, artistique et culturel. Plusieurs ateliers seront proposés autour des plantes tinctoriales, de l’illustration, de la légende du ‘uru, du tressage ou encore du vivo (flûte nasale). Des visites guidées par les papillons sont également au programme, ainsi que des créations collectives.
(…) Cette journée pédagogique marquera aussi le deuxième anniversaire de la forêt éducative, inaugurée le 21 mars 2024 dans un souci de préservation de la flore polynésienne et de sensibilisation aux enjeux de la biodiversité terrestre. (…) Plusieurs projets sont menés autour de l’agroforesterie régénérative. (…) Au total, le domaine s’étend sur 230 hectares.

Retour en forêt avec Aoa à Mataiea (Tahiti Infos)

 

# Dans le lagon de Raiatea, une expérimentation inédite veut associer protection de la biodiversité et transition énergétique : des panneaux solaires flottants qui créent un ombrage destiné à limiter le blanchissement des coraux tout en produisant de l’électricité. Conçu par le CNRS avec l’appui de TotalEnergies Polynésie, le démonstrateur, en service depuis six mois face à Tumaraa, doit être inauguré ce vendredi. Les premiers relevés scientifiques sont attendus pour évaluer à la fois l’impact sur les récifs et le potentiel énergétique du dispositif, qui pourrait, à terme, s’étendre à d’autres îles, et sur plusieurs hectares.
Associer production d’énergie renouvelable et préservation des coraux, par le biais d’une centrale photovoltaïque flottante sur le lagon, c’est le projet innovant porté à Raiatea par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), avec le soutien financier de TotalEnergies Polynésie. Six mois après sa mise en service au large des côtes de Tumaraa, le démonstrateur va être inauguré ce vendredi, en présence des représentants de l’État et de la commune, et des partenaires techniques et scientifiques, afin de montrer les premiers résultats de cette expérimentation.
(…) S’inspirant des centrales solaires flottantes existant en Europe, sur des lacs, Serge Planes a transposé ce dispositif au milieu marin, sous la forme de quatre modules de panneaux photovoltaïques de 80 m2, disposés au-dessus de récifs coralliens émergés à environ 2,50 mètres de profondeur.  Chaque panneau est fixé au fond par un système d’ancrage reliant des attaches élastiques à des ancres écologiques à vis. (…). Après six mois d’utilisation, les premiers résultats commencent à être visibles quant à la croissance du corail.
(…). La production estimée du démonstrateur est d’environ 57 MWh par an. L’énergie est distribuée à la commune de Tumaraa, qui la met à disposition de sa cantine scolaire et de sa coopérative de pêcheurs, en alimentant leurs équipements en froid.
(…). Moins gourmandes en foncier terrestre que les infrastructures renouvelables au sol, ces centrales flottantes offrent une alternative adaptée aux contraintes insulaires. Mais reste la question de leur intégration paysagère et sociale sur les emblématiques lagons polynésiens.

Solaire flottant : premiers résultats encourageants avant de voir plus grand (Radio 1)

 

# Le ministère de l’Agriculture vient de sortir une proposition de loi visant à mieux encadrer la commercialisation, le stockage, la fabrication et l’utilisation des pesticides en Polynésie française. Ce dernier sera étudié jeudi en commission à l’assemblée. Il instaure une obligation de certification des agriculteurs et de certains professionnels leur permettant l’utilisation de pesticides.
Ce nouveau texte va changer la donne pour de nombreux professionnels (agriculteurs, traiteurs sur bois, etc.) qui vont devoir passer une certification pour être autorisés à acheter et utiliser certains pesticides non destinés à la consommation par les usagers.
Ces dispositions sont envisagées, dans le cadre de la proposition de loi de Pays, afin de combler “un retard réglementaire important de la Polynésie française par rapport aux normes internationales (Europe, Amérique du Nord, Nouvelle-Calédonie, Australie ou Nouvelle-Zélande).”
(…). Quatre nouvelles catégories seraient ainsi créées : les substances peu préoccupantes sans effets nocifs avérés ; les pesticides à usage tout public ; les produits phytosanitaires à usage professionnel ; et les biocides à usage professionnel divisés en deux sous-catégories (les applicateurs agréés et ceux réservés aux utilisateurs professionnels justifiant d’un usage courant). La COMPEST, l’instance chargée de valider l’importation, la production ou l’utilisation de certains produits, sera aussi réorganisée afin d’accélérer les décisions et prévenir de conflits d’intérêts. Enfin, l’importation des pesticides sera mieux encadrée, elle aussi, dans le but de “prévenir l’entrée de pesticides non conformes sur le territoire afin d’éviter les mesures coûteuses que sont les destructions, réexpéditions ou réexportations”. Cette nouvelle règlementation prévoit d’imposer aux agriculteurs et professionnels voulant faire un usage professionnel de produits phytosanitaires et biocides à usage professionnel, de suivre une formation Certipest.
(…) Les dispositions entreront en vigueur dès lors que les agriculteurs de toutes les îles auront été mis à même de passer la formation. (…). Si le gouvernement espère que “cette formation” ne sera pas perçue comme “une contrainte”, il rappelle que “de nombreuses données épidémiologiques internationales démontrent que les professionnels agricoles exposés aux pesticides présentent un risque significativement accru de développer certaines pathologies, notamment des hémopathies malignes, ainsi que des maladies neurodégénératives”.

Vers une formation obligatoire sur les pesticides pour un millier de personnes (Tahiti Infos)

Le syndicat des agriculteurs juge “irréalisable” la réforme sur l’utilisation, le stockage, la vente et la fabrication de pesticides proposée par le gouvernement. Il dénonce aussi l’obligation de formation qui ne pourra pas être mise en place.
À la suite de la publication de notre sujet de ce mercredi sur la proposition de loi de Pays transmise à l’assemblée relative aux pesticides, le vice-président du syndicat des agriculteurs de Polynésie et ancien ministre du gouvernement Temaru, Kalani Teixeira, a tenu à prendre la plume pour s’élever contre un texte présenté par le gouvernement qui, contrairement à ce qu’il est pourtant écrit dans son exposé des motifs, n’a pas recueilli l’assentiment des agriculteurs.
(…). Remonté contre ce texte déposé à l’Assemblée alors qu’une récente réunion proposait de le mettre en “stand-by” pour le retravailler, Kalani Teixeira s’insurge de voir citer dans la proposition de loi la bifenthrine parmi les produits interdits, “alors que les restrictions réelles concernent les néonicotinoïdes et le fipronil”. “Un alignement strict sur la législation française créerait une distorsion de concurrence majeure avec des pays comme la Nouvelle-Zélande ou l'Australie ou les États-Unis qui continuent d'utiliser ces solutions afin de contrôler les ravageurs de cultures”, analyse-t-il. “En l'absence d'alternatives adaptées à notre climat, la pérennité de nos filières locales, notamment les maraichages, les agrumes, pastèques et la vanille, est menacée, ce qui fragilise directement notre souveraineté alimentaire”, argumente l’ancien ministre de l’Agriculture.
(…). Kalani Teixeira demande que soit entièrement revu le projet de texte de loi afin de “fonder cette réforme sur des données locales, de protéger la production polynésienne face à la concurrence internationale et de planifier un dispositif de formation réaliste en dotant la Chambre de l'Agriculture (CAPL) de moyens adéquats et de s'appuyer sur le privé”.

Pesticides, la réforme “irréalisable” (Tahiti Infos) 25/02/26 à 18h56

Contactez la rédaction

e mail ava infosContactez directement l'équipe de rédaction de AvA en écrivant à cette adresse : contact@ava-infos.org ou en utilisant le formulaire suivant.

Un site d'infos participatif

PlumeAvA-infos est un site d'information participatif. Vous faites partie d'une association, vous êtes actif dans le développement durable ? Envoyez vos articles à paraître sur AvA-infos, ou indiquez vos prochains rendez-vous à ne pas rater dans l'Agenda...